• Si Jacques Gascuel a vendu son magasin installé à Boulogne pour une invention, un fusible intelligent qui protège le disque dur des ordinateurs contre tout dommage électrique de manière automatique(lire l'article,http://www.ladepeche.fr/article/2009/06/26/629914-il-lance-le-fusible-qui-protege-les-donnees-informatiques.html) , la gauche socialiste invente elle, la directrice de cabinet qui protège les ministres de tout dommage collatéraux de la manipulation et du mensonge.

    Patriote64.

    http://pasidupes.blogspot.fr/2014/03/ecoutes-sur-sarkozy-christiane-taubira.html

     

    Ecoutes sur Sarkozy : Christiane Taubira sacrifie sa directrice de Cabinet pour se disculper

     

     

     

    Un fusible de la ministre se sacrifie

    Sa directrice de cabinet, Christine Maugüe, ne l'aurait pas avertie
    Une faute professionnelle sans conséquence ? Taubira n'en a pas fini avec ses mensonges et sacrifie sa directrice de cabinet à sa défense. Sachant que le fusible a étudié à l'ENSSciences Po Paris et à l'École nationale d'administration, on est amener à se poser des questions sur la valeur des diplômes et concours.  Mais il peut aussi s'agir d'un règlement de comptes entre dames 

    Le Figaro a signalé que, à propos de l'homoparentalité, la directrice avait tenu des propos à l'encontre des choix de sa ministre.
    VOIR et ENTENDRE un reportage qui interpelle: simple oubli ou rétention d'information?
     
     La directrice de Cabinet a mis du temps avant de réaliser sa faute !
    Est-elle sacrifiée
    pour des désaccords
    avec la ministre ?
     
     
     

    Comme Valls, sans doute l'écervelée ne lit-elle pas la presse...
    Mais Taubira ajoute un nouveau mensonge qui achève de discréditer les branquignols du gouvernement et de la haute fonction publique.
     
      
     

     

     

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  • http://www.voltairenet.org/article182777.html

    Pré-accord Kerry-Lavrov pour une réforme constitutionnelle en Ukraine

     

    Alors que Washington et Moscou paradent et annoncent ne rien vouloir céder en Ukraine, John Kerry et Sergei Lavrov ont conclu oralement un pré-accord pour sortir de la crise : une réforme fédérale de la constitution ukrainienne. Reste à savoir si les États-Unis respecteront cette fois leur parole alors qu’ils ont rejeté, une demi-journée après sa signature, l’accord du 21 février et ont perpétré un coup d’État. 

     

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    Le secrétaire d’État John Kerry et le ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov ont eu un nouvel échange téléphonique, ce dimanche 16 mars 2014. L’appel est intervenu à l’issue d’une séance de travail tenue à la Maison-Blanche sur les enjeux et les choix stratégiques pour l’Ukraine. Durant ces pourparlers, John Kerry a accepté le principe —présenté comme un impératif par la Russie— d’un État fédéral ukrainien aux prérogatives limitées, accordant une large autonomie aux différents États fédérés. Cette perche a été tendue par Poutine pour désamorcer la crise et Obama a jugé bon de la saisir.

    Le communiqué de la partie russe :

    Ukraine : Lavrov et Kerry d’accord pour une réforme de la constitution
    (Reuters) Dans son communiqué, le ministère indique que « Sergueï Lavrov et John Kerry ont convenu de poursuivre leurs efforts pour trouver une solution à la crise en Ukraine en lançant sans délai une réforme constitutionnelle avec l’appui de la Communauté Internationale » [1].

    Ce sont les Russes qui ont avancé l’idée d’une réforme constitutionnelle comme l’atteste un de leurs documents de travail que nous reproduisons ci-dessous :

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    Ce document énonce les modalités d’élaboration d’une nouvelle constitution et en définit partiellement le cadre : la langue russe redeviendra l’une des langues officielles au côté de la langue ukrainienne. Les régions disposeront d’une large autonomie. Il n’y aura aucune ingérence dans les affaires de l’Église orthodoxe et les relations entre les cultes. L’Ukraine conservera sa neutralité politique et militaire. Toute décision de la Crimée d’affirmer son autonomie sera reconnue, quelles qu’en soient les modalités. Toutes ces dispositions seront garanties par un « groupe de soutien pour l’Ukraine » composé des États-Unis, de l’Union Européenne et de la Russie, agissant dans le cadre d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’Onu .

    Il semble que Kerry et Obama aient souscrit à l’essentiel de ces dispositions. Ils les reprennent maintenant à leur compte, évidemment, prétendant en détenir la paternité, ce que le « document de travail » russe infirme sans la moindre ambiguïté. On peut prendre connaissance des appels pressants que John Kerry adresse à Serguei Lavrov pour qu’il accepte les mesures exigées préalablement par la Russie, et que le secrétaire d’État n’avait, pour sa part, jamais évoquées jusque là [2].

    Voilà ce que rapporte le département d’État :

    Le secrétaire d’État John Kerry a enjoint la Russie à renvoyer dans leurs casernes les troupes déployées en Crimée, à faire reculer les forces positionnées à la frontière ukrainienne, à cesser de jeter de l’huile sur le feu dans la partie orientale de l’Ukraine et à soutenir les réformes politiques visant à protéger les Ukrainiens de souche russe, les russophones et les autres minorités linguistiques de l’ancienne République soviétique dont Moscou dit se préoccuper. Dans l’un de ses échanges avec Serguei Lavrov, le second depuis leur tête à tête infructueux de vendredi à Londres, John Kerry presse la Russie de « soutenir les efforts des Ukrainiens de toutes origines et de toutes convictions pour régler la question du partage du pouvoir et de la décentralisation, dans le cadre d’un processus de réforme constitutionnelle embrassant tous les secteurs de la société, et protégeant les droits des minorités ».

    Il semble qu’Obama ait jeté le gant. Le complot états-unien visant à arracher l’Ukraine à l’emprise de la Russie et à l’intégrer dans l’Otan et dans l’Union européenne paraît avoir échoué. La réintégration de la Crimée dans la Fédération de Russie et le vote massif de la population en sa faveur (96,6 % des suffrages exprimés), ont consacré l’échec radical des plans ourdis par les États-Unis et de leur objectif principal : bouter les Russes hors de Sébastopol et du même coup leur fermer la porte du Proche-Orient.

    S’ajoutant à cela, la menace russe —restée secrète— d’une prise de contrôle immédiate des provinces de l’Est et du Sud de l’Ukraine a poussé les États-uniens à accepter les conditions de Moscou évoquées plus haut. La seule alternative possible était le déclenchement d’un conflit armé dans lequel ni les États-Unis, ni les pays européens n’étaient prêts à s’aventurer. Malgré la propagande anti-russe des grands médias, le peuple états-unien et les peuples de l’Union européenne s’opposent majoritairement à une telle confrontation. Washington n’a jamais eu en main les atouts requis pour emporter la partie.

    Si tout se passe pour le mieux, avec l’avènement en Ukraine d’une nouvelle constitution répondant aux exigences de Moscou, l’Occident pourrait bien se voir accorder le privilège d’honorer les factures mensuelles que Gazprom ne cessera pas d’envoyer régulièrement à Kiev.

    La mise en place de tous ces changements va prendre du temps. Reste à découvrir les coups tordus que vont maintenant tenter les néoconservateurs dans l’espoir de changer la donne.

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  • http://h16free.com/2014/03/17/29806-pollution-parisienne-noubliez-pas-le-guide

    Pollution parisienne ? N’oubliez pas le guide !

     

    Quand Paris s’enrhume, la France toute entière tousse. Et quand Paris tousse, la France s’arrête. C’est ce qu’on pourrait croire à lire les grands titres de la presse tant la pollution qui stagne sur la moitié nord et notamment la région parisienne semble occuper toutes les préoccupations des journalistes et des politiciens de la capitale.

     

    Il devient même difficile, alors que Paris a accumulé quelques jours de pollution, de trouver d’autres sujets de préoccupations qui ne manquent pourtant pas. Entre une nouvelle montebourderie grotesque, une disparition mystérieuse d’avion, et la situation internationale tendue en Crimée, il y aurait de quoi dire. Mais non : ce qui interpelle, finalement, c’est logiquement ce qui se passe directement autour de nous, au-dessus de nos têtes.

     

     

    Ou plus précisément, au-dessus des têtes des journalistes dont les articles affûtés comme du beurre chaud ont continuellement dégringolé dans la presse du week-end pour annoncer la terrible nouvelle : la pollution étant ce qu’elle est, Gouvernemaman a pris la décision courageuse de discriminer les méchants automobilistes et notamment ceux qui ont le mauvais goût d’arborer fièrement une plaque d’immatriculation paire, en leur interdisant de se déplacer. On cognera sur les vilains automobilistes qui ont une plaque impaire dans quelques heures, ne vous inquiétez pas.

     

    Et moyennant un peu d’alarmisme à base de photos dramatiques montrant Paris avec et sans un filtre photoshop gris, on va pouvoir affoler tout le monde et faire passer la mesure sans problème. Peu importe qu’au moment où sont présentées les images d’un Paris enfumé, on trouve sur internet les images pareillement grises d’autres points emblématiques (comme le Viaduc de Millau, par exemple) : il sera facile d’expliquer que la pollution n’est pas la même et puis que c’est de toute façon la fotovoitures si Paris est englué dans le gris.

     

    viaduc sous la grisaille

     

    Au passage, cette solution prônée de circulation alternée promet d’ores et déjà quelque moments croustillants puisqu’il va falloir mobiliser plusieurs centaines de fonctionnaires des forces de l’ordre afin de s’assurer que la discrimination minéralogique s’opère dans de bonnes conditions. Des contrôles seront menés. Des gens seront admonestés. Des amendes seront distribuées. Des bouchons seront donc inévitablement créés avec leur cortège de ralentissements et … de pollution. Comme c’est efficace…

     

    Et ce qui pose vraiment problème, ce n’est pas que ce soit gris (parce que Paris, depuis quelques années, porte bien le gris et s’est habitué à ses façades sales, ses habitants ronchons et ses perspectives ternes). Non, le vrai souci est connu : ce sont les abominables PM10, puis PM2.5 et maintenant PM1 qui viennent jusque dans nos bras étouffer nos filles et nos compagnes. Les PM10, ce sont les particules de 10 microns ou moins, qui ont la fâcheuse tendance à obturer les bronches et la capacité de réflexion de certains journalistes qui écrivent aussi que ce sont des « micro-organismes », prouvant par là que l’absence totale de toute vérification constitue la base inaltérable de tout article journalistique moderne, citoyen et festif.

     

    Ceci posé, une fois qu’on sait que ce sont ces vilaines particules qui produisent un intéressant brouillard, le lien avec les voitures est évident. Du reste, en 2011, il n’avait pas échappé au bulldozer boboïde actuellement en lice pour une tranche de rigolade aux municipales qui avait proposé de sucrer purement et simplement les méchantes voitures polluantes de la Capitale et d’autres villes, faisant ainsi disparaître le problème, pouf, c’est évident.

     

     

    Sauf que malgré la suppression des autos qui polluent, le ciel est toujours un peu grisâtre, là. Que voulez-vous, comme la production de ces particules n’est pas stoppée, comme la cause initiale est toujours en place, les symptômes s’éternisent. Que font les autorités ? Que proposent NKM ou Hidalgo pour résoudre le problème ? Et si on baissait les seuils d’alertes (pour passer de PM10 à PM2.5 oh zut c’est ce qu’on a fait il y a deux ans — 1er janvier 2012 — bon disons de PM2.5 à PM1 et n’en parlons plus) ? Est-ce que c’est gênant de cogner sur les véhicules personnels même si la contribution du trafic local n’est jamais responsable à elle seule d’un dépassement de 50μg/m3 en PM10 ? Hein ?

     

    Mais au fait, d’où viennent-elles, ces méchantes PM10 pardon PM2.5 pardon « particules de plus en plus fines » ? Essentiellement, des générateurs thermiques, des combustions de bois et des moteurs diesel. On pourrait retracer, d’ailleurs, les provenances de ces particules et une proportion non négligeable serait allemande.

    La grande esbrouffe des écolos gauchos.

     

    Eh oui : à force de ne pas utiliser d’électricité nucléaire pour se consacrer à l’éolien, les Allemands ont dû, pour des raisons de production constante (impossible avec leurs moulins à vent) se doter de générateurs thermiques qui produisent de vilaines particules dont la capitale française bénéficie directement lorsque s’installent des vents favorables (venant du nord / nord-est). Bien sûr, ce qui est vrai en Allemagne l’est aussi en Belgique et en France où de nombreux champs d’éoliennes sont assujettis à de ronflants moteurs qui participent tous, joyeusement et écologiquement, au bordel indescriptible qu’on enregistre actuellement.

     

    Autrement dit, oui, ce sont bel et bien nos fiers amis écolos qui sont directement responsables de cette pollution. Ils ne sont pas les seuls, rassurez-vous, mais ils ont leur part de responsabilité qu’aucun journaliste ni aucun politicien n’admettra, même pas du bout des lèvres.

     

    Et le problème est plus profond. Ce sont ces mêmes écologistes qui ont, naturellement, poussé à l’utilisation des transports en commun. Le souci du transport en commun est qu’il ne peut, par nature, répondre à 100% des besoins de déplacement dans une métropole comme Paris. On peut tortiller les choses dans tous les sens, la couverture du besoin de transport par leur collectivisation n’est jamais complète, et ne dépasse probablement pas 50% (i.e. : un trajet sur deux ne peut être fait par les transports en commun, parce que ce n’est pas rentable en coût, en temps, ou que sais-je). Cela n’a cependant absolument pas empêché les équipes municipales en place (tant à Paris qu’ailleurs) de continuer à réduire l’espace et les facilités pour les voitures, pour accroître marginalement l’offre de transports publics. L’observation est malheureusement sans appel : l’espace dédié aux voitures diminue plus vite que le trafic ne baisse. La quantité de voitures à Paris a diminué de 24% depuis 2001. Pourtant, le nombre de kilomètres de bouchons a, lui, augmenté chaque trimestre de 6 % entre le début du mois de mars et la fin du mois de décembre 2013 et de 26% aux heures de pointes depuis 4 ans.

    La grande esbrouffe des écolos gauchos.

     

    On imagine sans mal que cette multiplication des bouchons et, parallèlement, l’accroissement du nombre de bus vides qui crament 52L au 100 (pour les hybrides de dernière génération en situation réelle, et 72L/100 pour les bus ordinaires) dans des couloirs de circulation aménagés n’améliore pas l’atmosphère générale des grandes villes.

     

    Et puis tant qu’on y est, on n’oubliera pas de rappeler que c’est encore les pouvoirs publics qui, avec la lucidité qui les caractérise, ont depuis des décennies favorisé le diesel au détriment de l’essence alors que, hors taxes, le coût du diesel est supérieur à celui de l’essence, et ce au point que la France n’aie maintenant pas les capacités de raffinage nécessaires pour subvenir à la demande de son marché.

     

    Je résume.

     

    Grâce aux bonnes idées énergétiques des écolos, on crame actuellement plus de charbon qu’il y a dix ans ce qui provoque une pollution désagréable. Grâce aux bonnes idées étatiques, on brûle plus de diesel bien chargé en particules que de l’essence qui est normalement un produit moins cher et moins polluant. Grâce aux écologistes, la chasse à la voiture produit un accroissement notable des bouchons en ville. Et enfin, grâce aux écologistes et aux politiciens désemparés devant les gros nuages gris qui puent, une moitié des automobilistes se retrouve punie pour ne pas être massivement passée au vélo, ce qui va provoquer quand même des bouchons pour vérifier que tout le monde respecte bien la mesure.

     

    Tout ceci est superbe.

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  • http://www.islamisation.fr/archive/2014/03/12/demain-20-mosquees-a-nice-a-cause-d-estrosi-enquete-de-phili-5320883.html#more

    Demain 20 mosquées à Nice à cause d'Estrosi ? Enquête de Philippe Vardon, préface de Joachim Véliocas.

     

    limamestrosi-couv.jpg

    Vous pouvez commander l' enquête-choc "L'imam Estrosi" à NR - 9 rue Ribotti - 06 300 Nice, 15 euros port compris, chèques à l'ordre de "mandataire financier de Philippe Vardon"

    Préface de Joachim Véliocas

    "Quand Philippe Vardon m’a demandé une préface, j’ai tout de suite accepté. D’une part car je soutiens son combat pour que Nice ne devienne pas une autre Marseille, mais aussi car il met le doigt sur une des contradictions, non apparente, de la droite française.

     

    Aidés en cela par les médias, la droite dure UMP tendance Sarkozy-Hortefeux-Estrosi a une image de fermeté face à l’islamisme, voire une image d’intransigeance face à l’islam tout court, sans compter les injustes procès en racisme auxquels elle a droit.

     

    Or une approche journalistique méticuleuse nous conduit à penser au contraire que l’ancienne majorité a été très laxiste face aux islamistes lors de son long double mandat.

     

    Repassons nous un rapide film chronologique des deux derniers quinquennats.

     

    Nicolas Sarkozy reçu le 8 octobre 2002 le secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale, Abdallah Turki, qui vint Place Beauvau pour obtenir un feu vert sur le financement de mosquées en France. Peu  importait si cette Ligue est le bras financier et prosélyte de l’Arabie Saoudite, où le wahhabisme d’état est la mouture la plus extrême de l’islam.

     

    La même année, Nicolas Sarkozy reprend le dossier du Conseil Français du Culte Musulman, et, le 20 juin 2002, lors d’une séance consultative avec les représentants des différentes fédérations de mosquées, il tenta de rassurer « Je ne laisserai pas l’intégrisme s’asseoir à la table de la république ». Pourtant c’est exactement ce qu’il fit en y introduisant la filiale française des Frères Musulmans, l’UOIF, le mouvement Tabligh, ainsi que les islamistes turcs du Milli Gorus.

     

    Ouverture aux islamistes qui permit au président d’affirmer lors d’un discours à l’Académie des sciences morales et politiques en 2005 "L'islam plus épicé a toute sa place à la table de la république" !

     

    Traduction dans les faits, le recteur de l’Académie de Lyon (1993-2007), Alain Morvan, voulant s’opposer à l’ouverture d’un lycée par l’UOIF à Décines nommé al Kindy, eut à subir des pressions ouvertes du cabinet de Nicolas Sarkozy en août 2006 pour ne pas voir de bon œil le lycée extrémiste, confia-t-il à la presse.  Convoqué place Beauvau, on lui fit comprendre que désormais, les islamistes correspondaient à la « laïcité ouverte » prêchée par le président. Alain Morvan voulait alerter l’opinion publique. « Al-Kindi [est] une menace pour les lois de la République » et, « [ses] responsables […] à la philosophie communautariste » veulent « cultiver une représentation d’un islam […] intolérant » (Le Progrès, 05/3/2007.)

     

    Le recteur Alain Morvan fut révoqué lors d'un conseil des ministres en mars 2007, consécutivement à ses prises de positions anti-islamistes.

     

    Un reporter d’Europe1 couvrant la première rentrée scolaire au collège Al-Kindy rapporta : « Beaucoup de ces élèves sont voilées, c’est le cas de Manel 12 ans », tandis que dans une autre école de l’UOIF à Lille, une journaliste de Marianne rapporta (janvier 2004) les considérations d’un élève apparemment envoyé de force par ses parents: "Ici, on ne nous parle que du coran et de l'islam à longueur de journée, c'est vrai que je suis musulman mais pas au point de devenir Imâm". La journaliste, Ait Aoudia Djaffer, dénonçait dans son article l'état d'esprit de la direction ne cachant pas vouloir faire régner la charia !

     

    C’est donc à cause de cette droite communautariste que de plus en plus de jeunes sont embrigadés dans les écoles islamistes. A Nice, plusieurs écoles sont dirigées par les associations de l’UOIF proches de Christian Estrosi, Philippe Vardon vous donne la liste !

     

    Mais cette incohérence peut montrer ses limites. En février 2012 l’Observatoire de l’islamisation par ma plume s’indigna que des visas avaient, comme les années précédentes, été octroyés par le ministère de l’Intérieur aux conférenciers étrangers du congrès l’UOIF, tous aussi psychopathes les uns que les autres. Il s’agit du plus grand congrès musulman en Europe réunissant 80 000 fidèles sur trois jours au Parc des expositions du Bourget. L’invité vedette du congrès, le cheikh Qaradawi dirigeant le « conseil scientifique » de l’école d’imâm de l’UOIF a écrit à maintes reprises que doivent être tués les homosexuels et les apostats, que la Shoa est un « châtiment divin », et que l’Europe doit être conquise. L’affaire Merah donnant du sens à la polémique naissante sur le bien fondé de ces visas donnés aux islamistes, Nicolas Sarkozy dut intervenir pour annuler la venue de six conférenciers extrémistes qui pourtant avaient pu venir sans encombres les années précédentes, et avaient déjà eu la validation de leur visas par le Quai d’Orsay !. Il faut dire que les élections arrivaient deux mois après. Après 10 ans d’ « open bar » visas aux cheikhs des Frères Musulmans, il fallait quand même laisser une dernière impression de fermeté.

     

    Les députés et maires UMP n’ont jamais été clair avec les islamistes. A Mulhouse en juin 2006 le député UMP du Haut-Rhin Arlette Grosskost , alors  adjoint du maire UMP, va à un diner de l’UOIF en compagnie du prédicateur des Frères Musulmans Safwat Higazi, aujourd’hui emprisonné au Caire pour terrorisme. A Woippy, le maire Français Grosdidier finance sur le budget municipal la mosquée de l’UOIF, à Bordeaux Alain Juppé trouve un terrain municipal pour l’imâm Oubrou de l’UOIF qui ordonne de lire le coran « comme les salafistes ». La député UMP de Seine-et-Marne Chantal Brunel inaugura une mosquée avec un cheikh syrien à Roissy-en-Brie, dont les écrits poussent au djihad. A Nîmes le maire UMP Jean-Paul Fournier a lui cédé un ancien temple chrétien aux musulmans pour une somme modique…L’Observatoire de l’islamisation a recensé 25 maires sortants  UMP qui ont aidé l’édification de mosquées avec des subventions ou des terrains municipaux. Aucune remontrance de la direction de l’UMP, c’est Serge Dassault qui montra l’exemple à Corbeil Essonne en finançant la mosquée de la ville qui invita le pro lapidation Hani Ramadan à prêcher ! En mode arrosage automatique, à tel point que les mauvaises langues appellent l’UMPS  Une Mosquée Par Semaine…

     

    L’attitude opportuniste de l’UMP peut se résumer à la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2006, où il osa à quelques semaines d’intervalles saluer des Harkis à Toulon avant de s’envoler pour Alger se recueillir au Monument des Martyrs du FLN (novembre 2006) !

     

    La « triangulation », signifiant le louvoiement en communication politique, afin de tenter de toucher toutes les « clientèles » électorales a montré sa limite : 90% des musulmans ont voté François Hollande en mai 2012 selon différents instituts de sondage !

     

    Concernant le décalage entre la communication de l’UMP en matière d’immigration et les actes on prendra connaissance de ces chiffres : 20 000 clandestins régularisés pour la seule année 2009 , une circulaire du 24 novembre 2009 à la demande de la CGT permettant de régulariser les clandestins dans les entreprises. Faute de pouvoir contrer les 150 000 clandestins entrant en France annuellement, hypothèse basse d’un rapport de l’Intérieur en 2002, la technique de régularisation « au fil de l’eau » est un exercice de style que gauche et droite ont théorisé, et surtout mis en pratique. Le centre de rétention administratif pour migrants irréguliers de Nice ne compte que 38 places ! Jamais il ne fut question d’en créer de nouvelles, d’ailleurs Bruxelles interdit les centres de rétention de plus de 150 places…Israël dont la taille est similaire à la Côte d’Azur vient d’en ouvrir un de 10 000 places. Défendre son pays n’est qu’une question de volonté.

     

    L’annonce dès le début de la révolution tunisienne d’une augmentation des visas « touristiques » pour les Tunisiens par la bouche de l’ambassadeur Boris Boilon, alors que le nombre était déjà de 80 000 par an en 2008, est un autre exemple.

    Jean-François Copé n’employa pas le même discours à Alger qu’à Draguignan où l’épisode des pains au chocolat fit sensation. Dans une interview donnée au journaliste de Tout sur l’Algérie le 10 juillet 2011, Copé affirma sa bonne volonté en terme d’ouverture migratoire :

    « La France délivre près de 140 000 visas par an, pour environ 200.000 demandes. Le taux de refus diminue, nous délivrons de plus en plus de visas de circulation ». Par an, vous avez bien lu Copé dans le texte.

     

    C’est qu’il faudra bien remplir les 300 mosquées en chantier actuellement en France ! Nice possède 20 salles de prières islamiques, mais cela est déjà insuffisant compte tenu de la frénésie immigrationniste de l’UMP et du PS !

     

    L’UOIF est dans les petits papiers de Christian Estrosi à Nice. Voulant faire croire à ses administrés qu’il s’agit là de musulmans « modérés », aussi légitimes que les enfants de Catherine Ségurane, Philippe Vardon présente Mr le Maire comme un « imâm » c’est à dire littéralement celui qui « conduit » en arabe. Un titre volontairement provocateur et qui sera considéré par excessif par certains. Mais à y réfléchir, oui, Christian Estrosi conduit bel et bien les nouveaux migrants dont il a organisé l’arrivée avec l’UMP, vers les nouvelles mosquées de Nice dont il a promis la construction. N’avait-il pas affirmé dans une mosquée de l’UOIF à l’Ariane qu’il s’y sentais chez lui ?

     

    Joachim Véliocas

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  • http://francaisdefrance.wordpress.com/2014/03/16/lart-de-lesquive-etre-imprecis-ce-nest-pas-mentir-sic/

    L’art de l’esquive : être imprécis ce n’est pas mentir (sic)

     

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  • http://www.contrepoints.org/2014/03/16/159589-le-pen-et-wilders-se-parlent-pour-creer-un-nouveau-groupe-au-parlement-europeen

    Le Pen et Wilders se parlent pour créer un nouveau groupe au Parlement européen

     

    Un groupe permet de toucher plus de subventions européennes et d’avoir plus de personnel financé par les contribuables. Une question cruciale émerge : que vont faire Nigel Farage et UKIP ?
     
    Un article d’Open Europe.

    wilders-le-pen_2733602b

    Faire partie d’un groupe au Parlement européen a son importance. Les groupes reçoivent de l’argent en plus des allocations aux eurodéputés individuels, et du personnel en plus pour le groupe. Cela augmente aussi les chances d’être représenté dans les comités (où les lois de l’Union européenne sont discutées et modifiées avant d’être soumises au vote en session plénière).

    C’est pourquoi la perspective que Marine Le Pen, chef du Front National en France, et Geert Wilders, chef du Parti Pour la Liberté (PVV) aux Pays-Bas, forment un nouveau groupe anti-immigration et anti-UE dans le prochain Parlement européen est la cause de quelques sueurs froides à travers l’Europe. La dernière fois que ceci a été tenté, avec le groupe qui s’était baptisé Identité, Tradition et Souveraineté (ITS), cela a rapidement éclaté en morceaux, Le parti Grande Roumanie (PRM) n’a pas tout à fait apprécié qu’Alessandra Mussolini, la petite fille de qui vous savez, étiquette les Roumains comme « hors la loi habituels », et s’est donc retiré du groupe. Voilà qui en dit long.

    Alors, Wilders et Le Pen réussiront-ils à unir des partis qui, par définition, ne s’aiment pas toujours les uns les autres ? D’après les règles de l’UE, au moins 25 eurodéputés, d’au moins un quart des États membres (7 pays) sont nécessaires pour former un groupe.

    D’après notre décompte, au moins quatre autres partis, d’au moins autant d’États membres, semblent volontaires pour unir leurs forces avec le FN et le PVV : la Lega Nord en Italie (qui est actuellement dans le groupe de UKIP), le Vlaams Belang en Belgique, le Parti autrichien de la Liberté (FPÖ), et les Démocrates suédois (dont le chef a déclaré qu’ils envisagent de rejoindre ce groupe). Il ne manque donc au FN et au PVV qu’un parti et un pays.

    Ça pourrait être comblé, par exemple, par le Parti national slovaque (SNS), qui est assez dur, et qui siège aujourd’hui avec UKIP. Ataka, de Bulgarie, serait probablement aussi assez favorable à s’y joindre, quoique Le Pen a récemment désigné ce parti comme étant « la vraie extrême droite » (et ça n’était pas dit comme un compliment). Grande Roumanie pourrait avoir du mal à franchir le seuil national des 5% nécessaires pour gagner des sièges au Parlement européen, mais pourrait être une autre possibilité.

    Le Parti du Peuple danois a dit qu’il ne rejoindrait pas le groupe, et l’Aube Dorée, en Grèce, ou Jobbik en Hongrie, sont hors de question pour tout le monde.

    Ça pourrait donc être très juste. Il y a un intéressant effet de bande, cependant : si Le Pen / Wilders y arrivent, ça pourrait signifier des problèmes pour Nigel Farage. UKIP siège pour le moment dans le groupe Europe de la Liberté et de la Démocratie (EFD), qui inclut 31 eurodéputés de 12 pays différents, mais :

    • Farage pourrait perdre un certain nombre d’eurodéputés d’Italie si la Lega Nord rejoignait le FN et le PVV, et si l’autre Italien, Magdi Cristiano Allam, se présentait sous la bannière d’un autre parti italien, Fratelli d’Italia.
    • Le Parti national slovaque pourrait rejoindre Le Pen et Wilders au bout du compte.
    • Les (Vrais) Finnois sont en tractations avec les Conservateurs et Réformistes Européens (ECR), où se trouve le parti conservateur du Royaume-Uni.
    • Les deux eurodéputés grecs du groupe de UKIP sont de LAOS, un parti qui est pour le moment, dans les sondages, sous la barre des 3% pour avoir des élus. Ça signifie que leur ré-élection n’est pas certaine.
    • De plus, sept de 12 pays dans le groupe de UKIP y sont représentés par un seul eurodéputé.

    Farage pourrait donc avoir besoin de nouveaux partis, de nouveaux eurodéputés, et de plus de pays, pour être capable d’assembler un groupe après les élections européennes de mai. Et s’il n’arrive pas à faire un groupe pour lui même, où ira-t-il ? Va-t-il reconsidérer sa décision de ne pas s’associer avec Marine Le Pen, chose qu’il a exclue dans le passé, quand il a déclaré que UKIP et le FN viennent de « traditions et origines politiques complètement différentes ».

    Ce qui est clair, c’est que la formation de groupes politiques au Parlement européen va être une affaire compliquée ; et nous n’avons même pas encore commencé à discuter des Conservateurs et Réformateurs de l’ECR.

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  • http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/enfoires-denfoires,53521

    Enfoirés d’enfoirés !

    enfoires
     
    Ce qui est dérangeant, c'est de masquer la vraie misère par des artifices grotesques qui servent l’avidité des artistes et de leurs producteurs.
     
     

    Après s’être signalés en modifiant les paroles de l’hymne national, comme l’indiquait ici même Joris Karl, les « Enfoirés » ont conclu leur grand raout annuel par un show télévisé aussi vulgaire que les années précédentes. Regarder TF1 vendredi soir était presque une injonction morale et politique. Que tous ceux qui n’étaient pas devant leur télévision se dénoncent, ils s’opposent à la République.

    Derrière l’apparence bon enfant et humanitaire de cette tournée, se cache surtout un moyen pour les artistes d’assurer leur promotion et le succès de leurs futurs films ou spectacles fortement rémunérateurs. L’incorporation à cette petite troupe « subversive » est pour un chanteur de variété ou un comique « populaire », un prix de bonne conduite doublé d’un booster de carrière. Ainsi, l’artiste en question appartient à la grande famille du showbizz estampillée TF1, et aura l’image d’un « gentil » ad vitam aeternam. C’est pour la bonne cause ma petite dame !

    Dernier arrivé en date, le grossier Michael Youn, rebaptisé Michel Jeune pour l’occasion. Il doit s’imaginer que Michel Jeune est un nom ridicule, car trop connoté « terroir » et fleurant bon le « français de souche ». Les portefeuilles des « Michel Jeune » ne le dérangent toutefois pas.

    Jean-Louis Murat, chanteur enraciné à l’indéniable talent, ne s’y est d’ailleurs pas trompé : « Je trouve ce système dégoûtant. Les jolis coeurs, les-plus-généreux-que-moi-tu-meurs, je n’y crois pas du tout… La vraie générosité, elle est silencieuse. Ça ne doit pas devenir un élément de promotion ». Pourtant en France comme aux Etats-Unis, la générosité doit aujourd’hui être mise en scène de façon outrancière et « festive ».

    La « bonté » des artistes doit donner mauvaise conscience à la population. En regardant Les Enfoirés, vous vous mettez à penser que vous n’en faites pas assez pour les exclus, comparativement à un homme aussi altruiste que Yannick Noah. Vous n’en venez pas à contester le système. Le tennisman et imposteur de la chanson guerroie avec le fisc depuis 15 ans, en outre il est plus que multimillionnaire. Qu’importe, il participe aux Enfoirés, il est donc un « humaniste » bon teint !

    Dans le même registre, la présentatrice libérale Ellen de Generes disait au public des oscars, sous forme de demi-plaisanterie, que ceux qui ne soutiendraient pas le film Twelve Years A Slave seraient automatiquement des racistes…

    Je n’en veux pas à « monsieur tout le monde » de ne pas voir l’arrière cour putride qui préside à ce spectacle pseudo caritatif et de massivement plébisciter l’émission. Il ne voit que ce qu’on lui donne à voir, car sur le principe, les « restos du cœur » sont louables. Ce qui est dérangeant, c’est de masquer la vraie misère par des artifices grotesques qui servent l’avidité des artistes et de leurs producteurs.

    Artistiquement, c’est un néant. Humoristiquement, c’est gênant. Moralement, c’est indécent.

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  • http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l-union-europeenne-et-l-ukraine-149332

    L’Union Européenne et l’Ukraine : une diplomatie à la BHL !

    Dans la crise ukrainienne, il est désolant de constater l’inefficacité crasse de la diplomatie de l’Union européenne, qui préfère mettre la pression sur la Russie plutôt que d’apaiser les tensions. Tout ça parce que l’UE, à l’instar des États-Unis, a développé une vision manichéenne des relations internationales : en Ukraine, ce sont les « gentils » Ukrainiens défenseurs de la démocratie contre les « méchants » Russes qui veulent récupérer la Crimée. Cette diplomatie qui caricature la réalité est une diplomatie à la BHL1 !

    Samedi 1er Mars 2014 : la Chambre haute du parlement russe, le Conseil de la Fédération, à la demande du Président Vladimir Poutine, vote à une très large majorité la décision de recourir aux "forces armées de la Fédération de Russie sur le territoire de l'Ukraine jusqu'à la normalisation de la situation sociopolitique dans ce pays".

    Face à cette situation, que font les occidentaux ? Plutôt que de se mettre autour d’une table avec la Russie, ils la menacent de sanctions ! Nous allons suspendre le G8 de Sotchi ! Nous allons limiter les importations de gaz russe ! Nous allons bloquer les avoirs des oligarques ! Le 11 mars sur France Inter, Laurent Fabius déclarait que « les Russes n’ont pas encore répondu à notre proposition de désescalade ». Mais quelle proposition ? Les décisions prises par les occidentaux, en mettant la pression sur la Russie, ne sont pas des propositions de désescalade, plutôt que d’apaiser les tensions, elles contribuent à les favoriser !

    Et maintenant, dans la perspective du référendum de dimanche sur le rattachement de la Crimée à la Russie, tous crient que ce référendum est illégal ! Que la Russie ne peut pas bafouer la « légalité internationale » en menaçant l’intégrité du territoire ukrainien ! Oui, tout cela est vrai, mais à quoi ces cris d’orfraie vont-ils servir ? En quoi cela va-t-il changer quelque chose à la situation ? Que peuvent les Nations Unies, quand la Russie fait partie du Conseil de Sécurité ?

    Non, tout cela est totalement inefficace et nous mène droit à la guerre ! La méthode la plus efficace serait la négociation gagnant-gagnant : dans le business comme en diplomatie, l’objectif de cette méthode est que toutes les parties aient l’impression d’avoir gagné quelque chose. Pour cela, il convient d’étudier à tête reposée les intérêts de chacun, et les « lignes rouges » à ne pas franchir. Or, cela n’a pas été fait dans la crise ukrainienne. Pour revenir à des bases de négociation saines, il faudrait accorder deux choses à la Russie : le retour en arrière du Parlement ukrainien de transition sur sa décision de supprimer l’enseignement obligatoire du russe, et un moratoire sur l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Voici les deux « lignes rouges » pour la Russie.

    Il y a 3 éléments essentiels constitutifs d’une nation : des frontières communes bien sûr, mais aussi une culture commune, et une langue commune (ou plusieurs langues reconnues à égalité sur l’ensemble du territoire). Les occidentaux accusent les Russes de vouloir remettre en cause les frontières de la nation ukrainienne, mais le Parlement ukrainien de transition, lui, s’en est pris à la langue ! En remettant en cause l’enseignement obligatoire du russe, il a remis en cause la langue russe elle-même comme langue officielle, à parité avec l’ukrainien. Inacceptable pour les ukrainiens russophones qui se sentent ainsi exclus de la nation ukrainienne, et donc pour la Russie qui est naturellement solidaire de cette population qui partage avec elle une langue, une histoire et donc une culture commune. Imaginons qu’un jour les Flamands se révoltent et prennent le pouvoir au Parlement belge. Que dirait la France si le Parlement belge remettait en cause l’enseignement obligatoire du français pour les Wallons ?

    La perspective de voir renaître les velléités d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est également inacceptable pour la Russie, qui se retrouverait ainsi complètement entourée par une coalition militaire largement au service des intérêts US, jusqu’au cœur-même de sa sphère d’influence naturelle. A mon sens, l’occupation de la Crimée par l’armée russe est une réaction de la Russie pour signifier tout simplement qu’elle ne se laissera pas faire. Comment en effet envisager que la Crimée, où la Russie possède une base navale d’intérêt stratégique crucial, se retrouve un jour dans l’OTAN !

    Certes, Vladimir Poutine est un président autoritaire, qui utilise des méthodes dignes du KGB (à ce propos, voir le livre d’Alexandre Litvinenko, Le Temps des Assassins2), mais il faut tenir compte des réalités géostratégiques. Et plutôt que de se positionner par rapport à la réalité, les occidentaux campent sur des positions de morale ! Des positions binaires, manichéennes, réductrices, alors que la réalité est plus complexe… Soulignons au passage que parmi les « défenseurs de la Russie », certains tiennent également des positions binaires : la crise ukrainienne, si on les écoute, serait une lutte entre les « gentils » Russes et les « méchants Ukrainiens fascistes », ce qui est tout aussi ridicule ! Bien sûr, il y a avait des fascistes dans le mouvement de révolte, mais les fascistes étaient une minorité, une minorité bien visible certes, mais une minorité quand même. Le mouvement de la place Maïdan était hétéroclite, comme le soulignait la rédaction du Monde diplomatique dans l’émission Là-bas si j’y suis du 6 Mars 20143. Il n’y a pas eu de Coup d’État en Ukraine, juste une révolution comme toutes les autres, qui ne peut pas aboutir du jour au lendemain au régime idéal.

    Mais revenons à des considérations diplomatiques. Dans la situation actuelle, nous voyons les États-Unis « négocier » avec la Russie, alors que les 2 parties ont des intérêts totalement contradictoires : les États-Unis veulent étendre leur sphère d’influence à l’Ukraine par l’intermédiaire de l’OTAN et la Russie ne le veut pas. On ne doit pas s’étonner, dans ces conditions, que ces « négociations » s’apparentent à un dialogue de sourds. L’Allemagne ou la France auraient pu se positionner comme arbitre, pour favoriser la recherche d’un compromis acceptable, mais non, comme pendant la Guerre froide, l’UE se soumet à la diplomatie US, alors que s’il y a une guerre en Ukraine, c’est l’UE qui sera en première ligne et subira les dégâts. Les États-Unis, géographiquement isolés, ne craignent rien. Rappelons que pendant la Guerre froide, l’OTAN était un système permettant aux États-Unis de créer un tampon avec l’URSS : en installant des missiles en Europe, les États-Unis avaient l’assurance qu’en cas de déflagration nucléaire, ce sont leurs alliés européens qui prendraient en premier ! Aujourd’hui, on dirait que rien n’a changé !

    Et après le « référendum » de dimanche en Crimée, c’est la guerre qui se profile ! Si la Crimée se détache de l’Ukraine, qui empêchera les autres russophones ukrainiens de demander la même chose ? Le rattachement de la Crimée à la Russie, ou la reconnaissance de son indépendance, risque d’avoir les mêmes effets qu’en ex-Yougoslavie, où la reconnaissance de l’indépendance de la Croatie par l’Allemagne en 1992 a déclenché la guerre. Alors que la crise ukrainienne aurait pu être l’occasion de rapprocher diplomatiquement l’UE et la Russie, toute cette histoire vire au gâchis ! Pour moi, la meilleure option pour l’Ukraine serait d’en faire une confédération à la suisse, un état tampon neutre, comme un pont entre l’UE et la Russie. Car c’est la neutralité de la Suisse qui a garanti sa stabilité pendant les deux guerres mondiales. Si la Suisse n’avait pas été neutre, imaginez ce que cela aurait donné entre les parties francophone, germanophone et italophone !

    Si la guerre éclate la semaine prochaine, nous constaterons une fois de plus qu’on ne fait pas de diplomatie avec de la morale, mais avec des principes. Le premier d’entre eux étant le principe de réalité !

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