• http://www.voltairenet.org/article183980.html

    Le Pentagone adopte la formule « 2, 2, 2, 1 »

    Une conférence du chef d’état-major US atteste que ses armées refusent d’entrer en guerre contre la Russie et admettent qu’elles peuvent être dépassées d’ici dix ans. Le général Martin Dempsey entend utiliser la prochaine décennie pour ne pas perdre sa supériorité sur le reste du monde. Cependant, ses propos montrent l’extraordinaire décalage entre d’un côté la politique de provocation néo-conservatrice —qui tente d’entraîner la Russie dans une guerre en Ukraine— et, de l’autre, la réalité des forces armées états-uniennes.

     

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    Le général Martin Dempsey, président du Comité des chefs d’état-major US.

    L’une des conséquences des sanctions imposées à la Russie par les États « occidentaux » est le resserrement des liens entre Moscou, Beijing et New Delhi, un resserrement qui prend une tournure dramatique depuis que le président Vladimir Poutine a décidé de jouer la carte géoénergétique [1].

    Aux États-Unis, une grande partie des « civils » va-t-en-guerre de la classe politique —sans parler de leurs désinformateurs de tous les médias— ne sont pas aussi bien informés que l’armée, qui voue, sur le plan militaire, une profonde admiration à la Russie et à la Chine.

    Six jours avant le 20 mai, date de l’arrivée à Shanghai de Vladimir Poutine, le tsar de la géoénergie mondiale, en visite pour deux jours, le général Martin Dempsey, le chef d’état-major interarmes des États-Unis, a prononcé une conférence intitulée « Défense déstabilisatrice : la sécurité dynamique à l’ère des nouvelles technologiques » devant les membres de l’Atlantic Council, un groupe de réflexion proche du Parti républicain et de l’Otan établi à Washington [2].

    Durant son intervention très pertinente, Martin Dempsey a affirmé que « la Russie et la Chine sont devenues deux poids lourds mondiaux [qui] pèsent sur les décisions stratégiques concernant les grands enjeux mondiaux en matière de sécurité », entérinant du même coup le nouvel ordre géostratégique tripolaire esquissé dans cette chronique [3]

    Le général états-unien a résumé le « nouveau modèle [suivi par les États-Unis en matière de] sécurité à l’aide de la formule mnémotechnique « 2, 2, 2, 1 », qui désigne comme ennemis « deux poids lourds (la Russie et la Chine), deux poids moyens (l’Iran et la Corée du Nord), deux réseaux (Al-Qaida et la pègre internationale) et un système (la cybersécurité) ».

    Il a affirmé que le réseau Al-Qaida et ses affiliés partaient de l’Afghanistan et du Pakistan, traversaient la péninsule arabe, la partie orientale de la Syrie, l’ouest de l’Iraq, le Yémen, la Somalie, l’Afrique du Nord ainsi que l’Afrique de l’Ouest, en passant par le Nigeria.

    D’après lui, les États-Unis « utilisent différents instruments de pouvoir —diplomatiques, économiques et militaires— selon qu’ils traitent avec un État-nation ou avec un poids moyen désireux d’accroître son influence au-delà de ce qui est permis et qui, de ce fait, est susceptible de se transformer de temps à autre en État voyou ». Il a déclaré que les moyens de pression qui agissent sur les « États-nations » n’ont aucun effet sur les deux réseaux non étatiques.

    Depuis que l’armée US est devenue très dépendante sur le plan technique de la cybersécurité, elle considère qu’il existe deux sujets de préoccupation en la matière : 1) le fait que les États-Unis soient très mal préparés pour repousser une cyberattaque, notamment du secteur financier ; 2) la « corruption des données (précision, navigation et temps) » qui entraîne une perte de confiance à l’égard des systèmes opérationnels.

    Chose certaine, la Chine est une puissance non négligeable dans le domaine de la « cyberguerre » [4].

    Martin Dempsey estime que, dans le domaine militaire, la « corruption des données » est « plus alarmante que l’absence de données ».

    Il a expliqué la nécessité d’aborder chacun des adversaires, réel ou potentiel, sous un angle différent puisqu’aucun d’entre eux « ne réagira de la même manière aux divers moyens de pression ».

    Aussi les deux principales caractéristiques du nouveau militarisme des États-Unis sont-elles désormais la « souplesse » et l’« innovation ».

    Le général a annoncé qu’il allait participer à une réunion de l’Otan à Bruxelles [5] qui se déroulera en même temps que la visite historique de Poutine en Chine et déclaré que, en raison de la crise ukrainienne dont les « effets pourraient bouleverser en profondeur la vie des pays européens, aussi bien au sud qu’ailleurs en Europe », l’Atlantisme se trouve à la « croisée des chemins », dans la mesure où il doit « revoir » son « flan sud (Portugal, Espagne, Italie et Grèce) qui est intimement lié au Proche-Orient et à l’Afrique du Nord ».

    Bref, il semblerait que l’Europe soit menacée de toutes parts. S’est-on rendu compte en Allemagne et en France de la fantasmagorique épée de Damoclès que représente Al-Qaida ? [6]

    En réponse à une question sur la situation en Ukraine, le général Dempsey a affirmé que la crise incombe à l’Otan, qui doit se montrer « très préoccupée », alors que les États-Unis « utilisent l’arme économique de diverses manières » comme « moyen de persuasion et de punition ».

    On sent que le général n’est pas très convaincu de l’usage des sanctions économiques. Il a entendu un groupe d’économistes qui n’ont pas su lui expliquer les risques qui en découleraient de leur application comme outil du pouvoir. D’autant que les États-Unis ont une bonne connaissance des capacités des forces militaires russes et de la valeur ajoutée que représente le facteur Poutine (sa psychologie), étant donné le fait qu’une grande partie de la population russe est prête à corriger (sic) les dérives du début des années 1990.

    Mettant à profit l’apport théorique du groupe d’économistes, le général a déclaré que « pour pouvoir, à l’avenir, utiliser différemment les instruments de pouvoir, nous devons revoir nos modèles d’évaluation des risques ».

    Selon lui, ce qui caractérise Vladimir Poutine, c’est son « désir de passer à la postérité et d’assurer le bien-être économique de la Russie ».

    En disant cela, le général pensait aux nouvelles armes non conventionnelles dont dispose la Russie, des armes qui dissuaderaient n’importe qui.

    À une question de Leandra Bernstein, de Ria Novosti, Martin Dempsey a répondu que les États-Unis « ne devaient pas se lancer à nouveau dans une Guerre froide contre la Russie », dans la mesure où « Washington collabore avec Moscou dans un grand nombre de domaines allant du futur de l’Arctique à l’espace, en passant par la lutte contre le narcotrafic et la piraterie, de sorte qu’il est nécessaire de « trouver un terrain d’entente ».

    Il a ajouté que le pire scénario serait de relancer la Guerre froide avec la Russie et de déployer des troupes en Pologne et dans les Pays baltes en raison de la crise ukrainienne et des autres « perturbations géopolitiques ».

    Il a avancé que la mondialisation n’a pas eu les mêmes effets que la stratégie de la Guerre froide, une stratégie qui a été « très stable » puisqu’elle était axée sur l’endiguement jusqu’à ce que l’Union soviétique change d’elle-même.

    Après la conférence, Martin Dempsey s’est entretenu avec son homologue chinois, avec qui il a passé la journée du lendemain à l’Université de la Défense nationale. À retenir !

    Le général tire un trait sur le passé, dans la mesure où, faisant en cela écho à un essai paru dans la Quadrennial Defense Review 2004 [7], il estime que « de nouveaux instruments sont nécessaires pour gérer dynamiquement un contexte sécuritaire plus complexe », tout en craignant que les États-Unis « ne soient pas capables d’innover suffisamment rapidement pour faire face aux nouveaux défis auxquels ils seront confrontés ».

    En dépit de l’instabilité politique, Martin Dempsey estime que les États-Unis ont jusqu’en 2025, et ce, « sans avoir à effectuer de changements perturbateurs », puisqu’ils « disposent d’une armée remarquablement bonne pour mener des conflits de grande et de petite ampleur » et que les compressions budgétaires visant à réduire les dépenses du Pentagone —en hommes, en frais accessoires et en infrastructures— ont pour objectif « de faciliter l’innovation dans le domaine des forces de déploiement préventif » susceptibles d’imposer une « présence dynamique dans le monde, là où c’est le plus nécessaire ».

    À l’heure actuelle, l’armée US doit pouvoir « faire moins avec moins, sans pour autant faire moins bien », de sorte qu’elle doit « penser sérieusement à se fixer des priorités ».

    Il est d’ailleurs significatif qu’elle n’ait pas abordé la question du très controversé « revirement » d’Obama concernant l’encerclement de la Chine, mais qu’elle se soit seulement concentrée sur la Russie avec laquelle elle n’est pas prête à aller aussi loin que les économistes daltoniens aux ambitions de justiciers qui hantent les couloirs du Pentagone.

    Traduction
    Arnaud Bréart

    Source
    La Jornada (México)
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  • En tant qu'ancien militaire il me tarde de retrouver à la tête de nos armées des Salan, Zeller, Massu, Jouhau, Faure, Gouraud, Challe, Bigeard, et tant d'autres...........

    Patriote64

    http://www.polemia.com/les-generaux-comme-les-francais-en-ont-ras-le-bol-de-la-decadence-de-lumps/

    Les généraux, comme les Français, en ont ras le bol de la décadence, de l’UMPS !

    Les Généraux, comme les Français, en ont ras le bol de la décadence, de l'UMPS !

    Du jamais vu : des généraux d’active montent au front !

    Il s’est passé un truc absolument incroyable dans l’armée française, ou du moins ce qu’il en reste.


    Les principaux dirigeants de cette noble institution, à savoir le chef d’état-major des armées, le récemment nommé Pierre de Villiers, et ses trois subordonnés de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air, auraient explicitement indiqué à leur tutelle, avec fuite dans la presse autorisée, qu’ils n’étaient pas prêts à assumer le rabotage supplémentaire que Bercy veut imposer aux armées dans le cadre de la recherche des 50 milliards d’économie.

    Trois réactions me viennent spontanément.

    La première, c’est que la parole de l’État ne vaut vraiment plus rien. Il y a moins d’un an, à l’issue d’un travail important, de multiples scénarios et d’arbitrages divers, le président sanctuarisait une LPM (loi de programmation militaire) déjà particulièrement sévère pour les armées. Cet engagement ne vaut en fait rien, puisque le voilà profondément remis en cause par les crânes d’œuf de Bercy, décidément plus audacieux pour mettre les militaires à la disette que d’autres types de fonctionnaires syndicalisés et manifestolâtres.

    La seconde, c’est qu’il faut vraiment que la parole présidentielle soit affaiblie pour que le ministre de la Défense et les hauts gradés de l’Hôtel de Brienne s’autorisent à « l’ouvrir » ainsi. Jamais telle scène ne s’était produite par le passé (*) et je n’ai pas souvenir qu’une scène similaire se fût tenue dans un autre pays que le nôtre. Tant mieux si cette expression permet de sauver les meubles à l’instant même où nos forces sont requises, pour plus longtemps que prévu, de Kidal à Bangui. Mais c’est quand même frappant et triste de constater que, visiblement, plus rien ne semble tenu au plus haut sommet de l’État, qui inspire désormais plus de mépris ou d’ironie que de crainte.

    La troisième, c’est que ces messieurs les étoilés ont visiblement retrouvé le courage de leurs vingt ans, de leurs années de commandement en unité où, en casoar et gants blancs, ils menaient leur section ou compagnie à l’assaut de leurs épiques rêves de jeunesse. On a très peu dit, en effet, que les différentes réformes des armées françaises se sont bien souvent déroulées grâce à la complicité passive, quand ce n’était pas active, des généraux français.

    Bien logés et bien nourris, bien payés et souvent flattés, ces derniers ont largement cautionné un système qui exposait l’homme de troupe et faisait le lit des rêves des méritants officiers subalternes, de quinze ans leurs cadets. A l’exception notable de quelques très rares généraux, il fallait attendre la mise en retraite (pardon, le placement dans le cadre de réserve) de ces messieurs pour les entendre enfin toussoter et se plaindre.

    Certes, il aura fallu l’indigence des budgets militaires, la grossière arrogance de Bercy et la faiblesse présidentielle pour que nos quatre grands chefs du moment retrouvent le chemin du courage et de l’honneur. C’est un bon début…

     Philippe Christele
    25/05/2014

    Note :

    (*) En dehors du général Delaunay, chef d’état-major de l’armée de terre, qui a démissionné en 1983.

    Source : Boulevard Voltaire

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  • C'est Juste mon avis

    C'est Juste mon avis du 4 mars 2014 en vidéo : l'ex-compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, a quitté l'Élysée depuis presque deux mois. Mais ses anciens collaborateurs, eux, demeurent dans la place.

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  • http://www.tvlibertes.com/journal-du-mercredi-28-mai-2014/

    Journal du mercredi 28 mai 2014

    1. Politique / UMP : chronique d’une mort annoncée
    2. Politique / PS : silence, on coule !
    3. Société / La pédophilie bientôt dépénalisée ?
    4. Europe / Ukraine : état des lieux
    5. Grand Angle / J. Hogard : « L’Europe est morte à Pristina »                                         

     

     

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  • http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/ps-toujours-le-deux-poids-deux-mesures/

    PS, toujours le deux poids, deux mesures !

    C’est toujours pareil avec les socialistes : ce qui est de gauche est moral et justifié, ce qui est de droite est condamnable !

    C’est d’ailleurs leur caractéristique première : le sectarisme.

    J’aimerais rapprocher 3 fais relativement récents :

    1 – Sus au sarkothon

    Nathalie Goulet, la vice-présidente de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale, propose d’abolir la niche fiscale du sarkothon. A propos de l’affaire Bygmalion, elle vient de déclarer :

    « Devant de telles malversations et après le rejet des comptes de campagne du candidat Sarkozy, il semblerait naturel et juste que les donateurs de l’UMP ne puissent pas voir leurs dons défiscalisés« .

    nathalie-goulet

    Rappelons que suite à l’invalidation des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy pour dépassement de budget de … 2,1 % par le Conseil Constitutionnel, l’UMP avait lancé une souscription qui, en quelques semaines, avait recueilli 11 millions d’euros de dons des militants.

    Alors que l’enquête ne fait que commencer, cette sénatrice PS, s’asseyant sur la présomption d’innocence, propose de punir les militants en leur refusant l’exonération fiscale attachée à leur contribution.

    2 – Il faut que vive Mediapart

    En janvier dernier, les députés socialistes ont demandé l’effacement pur et simple du redressement fiscal du site (d’informations ?) Mediapart qui avait pratiqué un taux de TVA indu de 2,1 % au lieu de 19,6 %.

    Peut-être un renvoi d’ascenseur, pour service rendu après les révélations sur les écoutes contre Nicolas Sarkozy ?

    hollande-plenel-2

    3 – Il faut sauver le soldat « l’Humanité » 

    Sur proposition du gouvernement, les députés ont adopté, le 3 décembre 2013, un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2013 qui devrait soulager d’un grand poids ­L’Humanité. L’article additionnel proposé prévoit d’insérer dans la loi de finances que «les créances détenues sur la Société nouvelle du journal L’Humanité au titre du prêt accordé le 28 mars 2002, réaménagé en 2009 et imputé sur le compte de prêts du Trésor sont abandonnées à hauteur de 4.086.710,31 euros en capital. Les intérêts contractuels courus et échus sont également abandonnés.»

    Crédit photo : Christophe Petit Tesson / MAXPPP

    Crédit photo : Christophe Petit Tesson / MAXPPP

    D’un côté, on veut pénaliser des militants qui ont eu l’outrecuidance de contribuer au sauvetage d’un part de droite, de l’autre on arrose la presse de gauche !

    Toujours le clientélisme des socialistes ! Sans pudeur … Sans états d’âme …

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  • http://www.islamisation.fr/archive/2014/05/23/hidalgo-fetera-le-ramadan-a-l-hotel-de-ville-sur-le-budget-d-5375653.html

    Hidalgo fêtera le ramadan à l'Hôtel de Ville "sur le budget de fonctionnement de la Ville de Paris"

     

    Au moins les parisiens savent à quoi sert l'augmentation de leurs impôts avec A. Hidalgo....

     

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  • http://www.islamisation.fr/archive/2014/05/27/france-4-surfe-sur-l-islamophobie-en-engageant-des-acteurs-j-5379163.html

    France 4 surfe sur l’islamophobie en engageant des acteurs jouant des racistes improbables.

    France 4 surfe sur l'islamophobie en engageant des acteurs jouant des racistes improbables

     

    Des acteurs embauchés par France4 jouent des scènes qui n'arrivent jamais dans le métro. Jamais pour ceux qui le prennent depuis 20 ans. Inventer une islamophobie outrancière surjouée et jouer l'ambiguité entre le jeu de scène et des badauds réels, un cocktail qui plaira aux annonceurs publicitaires . Qui plait déjà à tous les sites islamistes qui remercient France 4 pour les conforter dans leur posture victimaire ! Lire

    http://www.fdesouche.com/464199-cam-clash-la-nouvelle-emission-de-france-4

    « Cam Clash, le révélateur de l’islamophobie quotidienne » titre Zaman France

     

    « Camara cachée. Une femme voilée au coeur d’une “incroyable” scène de racisme dans le métro parisien » titre Algérie Focus

     

    « Caméra cachée : des propos racistes à l’encontre d’une femme voilée dans un RER » titre Katibin

     

    « Islamophobie ordinaire dans le métro (vidéo) » titre Oumma

     

    « «Cam Clash» : L’islamophobie au quotidien » titrent Islam en France et CyberMuslim

     

    « Islamophobie ordinaire dans le métro: « Regardez moi ça, on n’est plus chez nous ! » » titre Islam et Info

     

    Ce concept d’émission vient des États-Unis avec le programme What Would you do ? Des acteurs simulent des scènes de tensions sociales et des réactions réelles viennent se greffer à la fiction, sous l’oeil de la caméra. Les intervenants sont ensuite interrogés sur leurs motivations. [...]

     

    Le concept est si bluffant que la vidéo d’une intervention raciste contre une jeune femme voilée a fait le buzz, alors que beaucoup ignorent qu’il s’agit en partie d’une mise en scène puisque le commencement de l’action raciste est provoqué par des acteurs. [...]

     

    L’absence de distinction du faux et du vrai de ce type de vidéo qui peuvent se répandre très vite sur la toile risque de porter préjudice à des situations réelles en faisant planer le doute sur elles, d’induire le spectateur en erreur  [...]

     

     

    "Ce concept d’émission vient des États-Unis avec le programme What Would you do ? Des acteurs simulent des scènes de tensions sociales et des réactions réelles viennent se greffer à la fiction, sous l’oeil de la caméra. Les intervenants sont ensuite interrogés sur leurs motivations. [...]

    Le concept est si bluffant que la vidéo d’une intervention raciste contre une jeune femme voilée a fait le buzz, alors que beaucoup ignorent qu’il s’agit en partie d’une mise en scène puisque le commencement de l’action raciste est provoqué par des acteurs. [...]

    L’absence de distinction du faux et du vrai de ce type de vidéo qui peuvent se répandre très vite sur la toile risque de porter préjudice à des situations réelles en faisant planer le doute sur elles, d’induire le spectateur en erreur  […]"

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  • http://www.dreuz.info/2014/05/proces-marine-le-pen-contre-laurent-ruquier-la-merde-oui-mais-pas-la-croix-gammee/

    Procès Marine Le Pen contre Laurent Ruquier : la merde oui, mais pas la croix gammée

      

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    Laurent Ruquier a été condamnée à 1 000 euros d’amende (avec sursis), 2 000 euros de dommages et intérêts, et 2 000 euros au titre des frais de justice, et pareil pour le PDG de France Télévision Rémy Pflimlin pour avoir montré dans le poste un dessin d’un arbre généalogique en forme de croix gammée avec Marine Le Pen au centre.

    « Même s’il n’est pas l’auteur du dessin incriminé, Laurent Ruquier s’est bien rendu complice de l’infraction en le présentant délibérément à l’antenne », a jugé la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.

    Par contre, lorsque Ruquier montre un dessin de Charlie Hebdo avec une grosse merde sous titré : « Le Pen, la candidate qui vous ressemble », là le tribunal trouve ça acceptable, car Ruquier se serait contenté de montrer toutes les affiches (la croix gammée, il l’aurait montrée sans la montrer tout en la montrant ?) en précisant qu’elles provenaient de l’hebdomadaire satirique « sans les reprendre à son compte et en marquant au contraire une certaine distance » car il a affirmé « c’est satirique, c’est Charlie Hebdo ».

    La merde oui, la croix gammée non : voilà où la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris place la limite à la liberté de parler de Marine Le Pen comme on l’entend.

    Dans un communiqué, ce matin mardi 27 mai, Marine Le Pen a affirmé qu’elle exclue toute alliance avec le parti néo-nazi grec Aube Dorée, le parti hongrois du Jobbik et les Bulgares d’Ataka pour former un groupe politique au Parlement européen.

    Elle a également dit qu’elle refuse de rencontrer Udo Voigt, le premier élu néo-nazi allemand à faire son entrée au Parlement européen.

    En revanche, avec 26% de Français qui ont voté hier pour Marine Le Pen, ça fait beaucoup de gens que Ruquier prend pour des merdes.

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

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