• Education Nationale, l'intelligence se voit dans le regard.

    http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/belkacem-la-politique-de-lautruche/

    Belkacem : la politique de l’autruche

     

    belkacem-la-politique-de-l-autruche

     

    L’Education nationale est probablement le plus grand échec de la France et celui qui compromet le plus gravement son avenir.

     

    Mais au ministère, Najat Vallaud-Belkacem reste sereine. Avec ses potes gauchistes, Vincent Peillon et Benoit Hamon, elle a « refondé » l’école, et désormais tout va bien. Les élèves ne perdent plus leur temps ! Plutôt que bêtement apprendre le latin ou plusieurs langues, ils se perfectionnent en « vivrensemble » …

     

    Pour être sûr que tout le monde soit bien convaincu de la réussite de son action, et ne soit pas « désinformé » par des études « douteuses », la ministre de l’Education nationale a refusé que la France participe à deux enquêtes internationales menées par l’OCDE portant sur les professeurs de maternelle et l’évaluation des enfants de 5 ans !

     

    Cette approche digne d’une dictature bornée est dénoncée par Irène Inchauspé dans la magazine l’Opinion dans  cet article intitulé :

     

    « Crèches, écoles maternelles: la France ne veut pas savoir si elle est bonne ou mauvaise élève »

     

    Les faits

     

    Irene Inchauspe

    Irene Inchauspe

     

    Une quinzaine de pays ont déjà accepté que leur système éducatif pour les « petits » soit comparé à celui des autres. La France ne veut pas en entendre parler. Les raisons invoquées par le ministère de l’Education ne semblent pas très convaincantes.

     

    Notre pays est de plus en plus réticent à noter ses élèves… et aussi à faire noter son système éducatif ! « En France, l’évaluation a une connotation très négative, très souvent associée à la sanction, explique Eric Charbonnier, analyste à la direction de l’éducation de l’OCDE. Dans les autres pays que nous suivons, elle est davantage vue comme pouvant déboucher sur des progrès, par exemple sur la formation continue des enseignants ». A cette perception française, s’ajoute aussi le fait que nous n’aimons pas les classements… dans lesquels nous sommes mal placés. Le fameux Pisa, construit par l’OCDE, est l’un d’entre eux. Ces deux raisons expliqueraient-elles pourquoi le ministère de l’Education refuse de participer à deux enquêtes portant sur la petite enfance ?

     

    La première porte sur les enseignants de maternelle et le personnel travaillant dans les crèches. « L’accès universel à l’éducation de la petite enfance s’est développé dans beaucoup de pays de l’OCDE, rappelle Eric Charbonnier. Il est donc temps de passer du quantitatif au qualitatif, puisque l’accès universel ne suffit pas à assurer de meilleurs résultats plus tard, comme le montrent les résultats de l’étude Pisa ». L’idée est donc de comparer les méthodes pédagogiques, les contenus enseignés… d’un pays à l’autre. « L’approche me semble intéressante, juge Valéry Marty, présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep). Se comparer permet de mettre en évidence les bonnes pratiques des uns et des autres et de progresser ».

     

    Ce n’est pas du tout l’avis du ministère de l’Education nationale ! « Cette enquête payante proposée par l’OCDE a surtout une valeur ajoutée pour des pays qui, à l’inverse de la France, ne disposent pas d’une école maternelle généralisée », y fait-on savoir. Rajoutant que, comme c’est le ministère qui « recrute, forme et évalue les personnels, le rapport coût/utilité d’une telle étude présente donc peu d’intérêt ». C’est ce qu’on appelle être juge et partie…

     

    classement-pisa-2012« Fichage »

     

    Toutes les enquêtes de l’OCDE sont payantes et demandent certes une réflexion des pays avant de s’y engager. Mais la France n’est pas la plus mal lotie du point de vue budgétaire : depuis 2015, l’Education est redevenue le premier budget de la nation, devant les intérêts de la dette. Il vient d’être revalorisé de 3 milliards d’euros, une hausse que Najat Vallaud-Belkacem juge « sans précédent ». Quant à l’argument selon lequel la France se distingue par une école maternelle généralisée, il ne correspond pas aux données de l’OCDE : une quinzaine de pays ont accepté de participer à cette enquête, dont des pays nordiques dans lesquels les « petits » sont aussi pris en charge.

     

    La seconde enquête lancée par l’organisation porte sur un sujet ultra-sensible, celui de l’évaluation des enfants de 5 ans, soit en dernière année de maternelle. Une tentative avait été faite en France en 2011 par Luc Chatel, alors ministre de l’Education. Elle avait provoqué un tollé général chez les syndicats d’enseignants et de parents d’élèves qui s’étaient élevés contre « un fichage » et un « dispositif de normalisation » des enfants dès 5 ans. « Les élèves seront ainsi stigmatisés comme “à risque” avant même leur entrée à l’école primaire », avait écrit alors un certain… François Hollande, député de Corrèze. Rien d’étonnant donc à ce que le ministère de l’Education oppose aujourd’hui une fin de non-recevoir à l’OCDE.

     

    Psychométrie. 

     

    Rue de Grenelle, on argumente sur « la complexité technique d’une telle enquête pour une tranche d’âge où la psychométrie n’a pas suffisamment fait ses preuves, notamment en comparaison internationale » – la psychométrie étant un domaine d’étude qui concerne la théorie et la méthodologie de construction et d’utilisation des échelles de mesure des caractéristiques mentales. Celles-ci peuvent être des connaissances, des traits de personnalité ou encore des composantes de la cognition, comme le langage, l’intelligence ou la mémoire. « Aujourd’hui dans les écoles maternelles, il existe déjà des évaluations faites par les enseignants », relève pourtant Eric Charbonnier. Cela n’est donc pas aussi complexe qu’il n’y paraît.

     

    Le ministère ajoute que les comparaisons internationales sur les jeunes enfants ne sont pas fondées « car il est impossible de comparer des performances d’enfants ayant des systèmes linguistiques totalement différents ». Dont acte, mais on peut imaginer que l’OCDE n’évaluera pas les élèves de 5 ans uniquement sur leur façon de s’exprimer. « Notre système d’école maternelle est unique et envié au niveau européen, affirme Joël Bonenfant, professeur en maternelle et délégué CFDT. Notre crainte, c’est que l’interprétation des données obtenues aboutisse à la conclusion que ce cursus ne sert à rien ». En général, quand on est bon élève, on ne craint pas d’être comparés aux autres. Sauf en France.

     

    Irène Inchauspé pour l’Opinion.

     

    Lire aussi cet article du même auteur  : « Najat Vallaud-Belkacem veut accorder 1000 euros par an aux décrocheurs qui reviennent à l’école »

    « A savoir sur les suspects de l'attentat de Nice !Un jour il faudra qu'ils répondent de leurs actes, pas devant dieu mais celle des hommes..! »
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