• La France n'a plus la capacité de ses ambitions.

    La France, à force des coupes budgétaires dans l'armée et les forces de l’ordre, des réductions des effectifs, d'une économie au point mort et sans avenir, sans oublier une politique de la ministre de la justice pitoyable, n'a plus les moyens de portée une présence et la sécurité dans le monde.

    Ils veulent, comme aux temps glorieux de nos ancêtres aller imposer la paix dans des territoires hostiles, mais, à cause d'une dégradation des moyens et une politique de l'hommiste, de l'autruche, la France n'est même plus capable de faire la circulation en République Centrafricaine.

    D'ailleurs que faisons nous là bas à essayer d'instaurer l'ordre, alors que nous ne sommes même pas foutu de l'instaurer en France, dans nos villes et nos campagne.

    Patriote64

    http://www.bvoltaire.fr/aristideleucate/en-centrafrique-la-france-en-reduite-de-la-figuration,52390

     

    En Centrafrique, la France en est réduite à de la figuration…

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    La « Françafrique » a cédé le pas devant l’« Africafrance ».

    Qu’est venu faire le président soi-disant normal en Centrafrique, la semaine dernière ? Officiellement, encourager nos troupes et empêcher la partition d’un pays au bord de la décomposition ethnico-raciale. L’Élysée ne manque pas de communicants pour faire passer la pilule d’un déplacement coûteux et inutile auprès d’une opinion publique française médiatiquement sidérée. En revanche, nos services de renseignements extérieurs se sont révélés incapables de prévoir que la Séléka (ces coupeurs de routes provenant du nord de la RCA et composés de musulmans tchadiens et soudanais) s’en prendrait à l’avion présidentiel, le Quai d’Orsay ayant même déclaré n’être pas au courant des agissements de ce dernier, à proximité du tarmac !

    Cet événement, quasiment passé sous silence par les médias (sauf quelques entrefilets, plus ou moins substantiels, dans Le Monde, Le Figaro ou Le Parisien), démontre, ab absurdo, la dimension anecdotique de notre présence dans cette région de l’Afrique subsaharienne. Il y a quelques jours, nous déplorions dans ces colonnes la fin de la « Françafrique » dont, certes, l’opacité le disputait à une pratique quasi mafieuse de la diplomatie. Mais comment traiter avec le monde de l’informel sans recourir à des procédés non moins informels ? Toujours est-il que la nature de nos relations bilatérales avec les États de notre ex-« carré » colonial, bien que non dénuées de paternalisme, restaient néanmoins empreintes de pragmatisme, nous garantissant ainsi, sans que nul n’en disconvienne, de part et d’autre de la Méditerranée, une crédibilité certaine auprès de nos homologues et de leurs peuples.

    Or, la réduction de notre cellule « Afrique » à la portion congrue au sein du Quai d’Orsay, conjuguée aux sévères coupes sombres budgétaires de nos effectifs militaires, ont amoindri les moyens diplomatiques de la France dans cette partie du monde. Les imprécations de l’ancien président du conseil général de Corrèze ne pèsent absolument rien face à une complexe réalité centrafricaine belligène qui déborde largement sur ses frontières tchadiennes, soudanaises et camerounaises (on n’ose parler de ses marches congolaises). Pis, ils renforcent l’indécision structurelle qui caractérise l’intervention militaire française en RCA, depuis la prise de Bangui et le renversement du président Bozizé. Pire encore, en ravalant notre présence armée à une mission de simple police consistant à sécuriser les populations en les désarmant (et donc en exaspérant les tensions ethnico-tribales et ethnico-religieuses), Paris ne parvient plus à masquer son insondable faiblesse politique.

    Dès lors, en RCA, comme ailleurs dans l’aire africaine francophone, la « Françafrique » a cédé le pas devant l’« Africafrance », pour reprendre ce nouveau mot-valise d’Antoine Glaser (AfricaFrance : quand les dirigeants africains deviennent les maîtres du jeu, Fayard, 2014). L’ancienne puissance coloniale en est réduite à de la figuration, ânonnant le même discours débilitant et stérile de la démocratie et des droits de l’homme dans une Afrique noire renouant avec ses irrédentismes précoloniaux. Fors cette moraline, Hollande peut apparaître les mains pures, mais il n’a pas de mains, aurait dit Péguy.

    « Au moins les électeurs ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas.!Les images que les médias français et européens préfèrent cacher ! »
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