• Menteur menteur.

    http://www.valeursactuelles.com/dossier-dactualité/dossier-dactualité/grand-mensonge20120718.html

    Le grand mensonge

     

    Plus de 1100 milliards d’euros engloutis chaque année, et toujours de grandes déclarations nous expliquant qu’enfin on va mettre de l’ordre dans nos comptes. Mais rien ne se passe et la France danse au bord du gouffre.

     

     Ils nous mentent tous. Les socialistes, aujourd’hui, leurs prédécesseurs, hier. Et cela fait vingt ans que ça dure. Les socialistes nous mentent quand Jean-Marc Ayrault, devant les députés, déclame avec emphase qu’il n’acceptera pas que la France prenne le risque de perdre son indépendance en ne réglant pas le problème de ses finances publiques. Parce qu’au-delà des grandes déclarations incantatoires, les vraies mesures, souvent douloureuses il est vrai, pour régler ce mal français ne sont pas prises. Ni dans la maîtrise de la dépense publique ni pour donner les moyens à notre économie de retrouver sa compétitivité. Ils nous mentent quand les lettres de cadrage reçues par les ministres les enjoignent de réaliser 7 % d’économies sur les dépenses de fonctionnement de l’État. Comme Nicolas Sarkozy lorsqu’il s’engageait, à la sortie de la grande conférence sur les déficits, il y a deux ans, à faire baisser ces mêmes dépenses de fonctionnement de 10 % avant la fin de son quinquennat. Elles ont en réalité baissé de 1 %. Parce que ce montant (130 milliards) couvre aussi des dépenses d’intervention de l’État, comme l’allocation aux adultes handicapés ou les dotations aux universités, que personne n’imagine baisser de 7 ou 10 %. Avant eux, les gouvernements mentaient lorsque Bercy promettait à Bruxelles, chaque année, de remettre de l’ordre dans nos comptes publics, dans les deux ou trois ans à venir, en fournissant des prévisions budgétaires fondées sur des chiffres de croissance auxquels personne ne croyait.

    La vérité est que notre pays est malade de la dépense publique. Les socialistes aiment la dépense publique : recrutement de 60 000 enseignants, augmentation de l’allocation de rentrée scolaire pour ne citer que ces exemples.

    Seul le matraque fiscal va nous permettre de financer ce “toujours plus de dépense publique”, en étouffant un peu plus encore notre économie. Et ils nous mentent encore en faisant croire aux Français que seuls les riches seront concernés par les hausses d’impôts. Parce qu’il n’y a pas assez de riches, et que mêmes les plus riches ne sont pas assez riches pour combler le trou, abyssal, de nos déficits. Quant à la droite elle n’aime pas l’impôt, essaie tant que faire se peut de baisser le niveau des prélèvements… sans pour autant diminuer la dépense publique.

    La vérité est que les premiers efforts réalisés pendant le quinquennat Sarkozy grâce à la RGPP (révision générale des politiques publiques) étaient insuffisants. Les 160 000 suppressions de postes de fonctionnaires ? Elles ont permis une économie annuelle de 900 millions d’euros. Mais ce que l’on a récupéré d’un côté, on l’a redistribué de l’autre. Chaque année, 500 millions ont été réattribués sous forme de primes, principalement aux enseignants. C’est-à-dire qu’à l’arrivée l’économie annuelle ne s’élevait plus qu’à 400 millions. Et dans le même temps, Nicolas Sarkozy a accordé aux restaurateurs la baisse de leur taux de TVA à 5,5 %. Ce “cadeau” représente 3,5 milliards d’euros par an de manque à gagner dans les caisses de l’État, avec deux objectifs affichés : faire baisser le prix des cartes des restaurants et favoriser l’emploi. Comme ces objectifs n’étaient pas atteints, on nous a expliqué que cette mesure avait “sauvé” 40 000 emplois. Au prix d’un investissement de 87 500 euros par emploi potentiellement sauvé… Est-ce bien raisonnable en temps de disette ? La gabegie continue. La France reste dans le déni de réalité. Notre dépense publique dépasse de 160 milliards, chaque année, celle de l’Allemagne. Nous avons encore 30 à 50 % de fonctionnaires de plus que la moyenne des pays européens.

    Une fois de plus, on nous explique que l’on va s’en sortir en augmentant les impôts, d’une part, et en baissant la dépense publique, de l’autre. Mais une fois l’impôt rentré dans les caisses, on s’éloigne – en apparence – du gouffre et on oublie, ou l’on fait semblant, de s’attaquer à la dépense publique. Notre dépense publique, qui dépasse 1 100 milliards d’euros par an : 300 milliards dépensés par l’État, dont 50 milliards, l’équivalent du montant annuel de l’impôt sur le revenu, sont uniquement consacrés à payer nos intérêts d’emprunt ; 200 milliards dépensés par les collectivités locales et 600 milliards pour la santé au sens large. Le poids considérable de nos dépenses de santé mériterait réflexion. Le débat sur l’efficacité de ces dépenses n’a toujours pas été ouvert. Le sujet n’a été abordé par aucun des deux candidats à l’élection présidentielle pendant la campagne.

    Et si l’on devenait enfin sérieux ? Que devrions-nous faire ? Quelles mesures s’imposeraient ? Nous avons demandé à trois anciens ministres de l’Économie et des Finances de se plier à cet exercice : Jean Arthuis, Hervé Gaymard et François Baroin. Voilà ce qu’ils préconisent. Pour arrêter de danser au bord du gouffre. Josée Pochat

    « Jérôme Cahuzac fait les poches pour tenir une politique économique PS démagogique.L'Espagne le miroir de notre futur. »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :